V.Barkowski (2000)

by VB

Linge V. Barkowski - collection 2000

Linge V. Barkowski - collection 2000

Linge V. Barkowski - collection 2000

Linge V. Barkowski - collection 2000

When I began exploring the world of fiber, I discovered complex, valuable traditions of craftsmanship that impelled me to go even further. Moreover, in Morocco, handiwork (embroidery, crochet, etc.) is looked down upon, so it is underpaid. The craft is liable to die out.
It occurred to me that as a European, on an individual basis, I might be able to help keep the craft alive by hiring a group of women to embroider home linens.
Unmarried girls spend months or even years preparing their hope chests. Their linens were an incredible source of raw material for me, and the girls themselves were just the team I needed. First I went looking for large widths of cotton; then I found skilled seamstresses and needleworkers. For this purpose, I hired a woman to assist me in communicating with the embroiderers, hiring them, and inspecting their work. It was difficult, because the women work at home, and hiring is done by word of mouth. Next we had to sample the output, to control the quality and choose a team. It took a lot of patience and time.

En rentrant dans ‘le monde du fil’ j’ai découvert une tradition et un savoir-faire complexe et précieux qui m’a donné envie d’aller plus loin. De plus, au Maroc, le travail manuel (broderie, crochet, etc.) n’est pas une chose valorisante ; donc sous-payée et en voie de disparition.
En tant qu’Européenne, je me suis dit qu’à titre individuel je pouvais, peut-être, apporter une “petite” contribution en faisant travailler quelques femmes pour réaliser du linge de maison.
Les jeunes filles mettent des mois, voire des années, pour préparer leurs trousseaux de mariées.
 D’abord la recherche du coton en grande largeur, ensuite des couturières et les brodeuses de qualité. J’ai engagé une femme qui m’assistait pour communiquer avec les brodeuses, les recruter et assurer le suivi de production. Tâches difficiles car les femmes travaillaient chez elles et le recrutement se faisait de bouche à oreille. Puis, il a fallu faire des échantillons pour voir si le travail était soigné et sélectionner une équipe. Il a fallu beaucoup de patience et de temps…

Photos : Francesca Torre